Les salariés de l'Eau et de l'Electricité au Maroc (ONEE)

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 Les 100 jours de Ali Fassi Fihri à l’ONE

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admine01



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MessageSujet: Les 100 jours de Ali Fassi Fihri à l’ONE   Les 100 jours de Ali Fassi Fihri à l’ONE EmptyJeu 5 Mar 2009 - 5:55

Les 100 jours de Ali Fassi Fihri à l’ONE Petilogp
Auteur : Fahd Yata


Trois mois après sa nomination à la tête de l’Office National de l’Électricité, par SM le Roi, La Nouvelle Tribune publie en page suivantes un entretien exclusif avec M. Ali Fassi Fihri, qui dirige également l’Office National de l’Eau Potable. Dans l’interview qui suit, ce haut commis de l’Etat, qui fut longtemps à la tête du Centre de Développement des énergies Renouvelables, CDER, mais aussi Directeur Général Adjoint à l’ONE aux côtés de M. Driss Benhima entre 1994 et 2001, nous éclaire (sic) sur les priorités de l’institution qui a connu des heures difficiles récemment, marquées notamment par des délestages « intempestifs », des rumeurs (fondées) sur les difficultés financières de l’ONE et, last but not least, le constat édifiant du retard de la mise en œuvre de son programme d’équipement alors que le Maroc, en pleine phase de croissance, doit faire face à une demande accrue.

Trois axes prioritaire
Déterminé et connaissant parfaitement la problématique énergétique qu’il pratique depuis de longues années, M. Ali Fassi Fihri s’est attelé, dès sa nomination, à parer au plus pressé, en opérant son action sur trois axes, rétablir la situation financière de l’Office, relancer la dynamique de la production, sa maîtrise et sa distribution (notamment aux moments des pics de consommation) par la mobilisation des équipes de l’ONE riches en compétences et en savoir faire, prévoir les besoins prochains en ressource énergétique et doter l’ONE d’un plan stratégique de développement réaliste et rationnel à même de satisfaire la demande nationale dans les années à venir dans le cadre de la nouvelle Stratégie Energétique du Royaume.
Pour obtenir le privilège de la première sortie médiatique de cet homme discret, efficace et compétent, il ne fallait certainement pas chercher à lui soutirer des «détails croustillants» ou des commentaires subjectifs sur « l’avant 14 novembre 2008» (date de sa nomination à la Direction générale de l’ONE). M. Fassi Fihri préfère regarder devant lui et travailler aux priorités qu’il décline lui-même dans l’entretien qui suit.
Pourtant, les dysfonctionnements qui ont tant fait jaser aux premiers mois de l’automne, les campagnes de presse commanditées pour défendre tel ou tel responsable, les polémiques sur la réalité et la faisabilité du programme d ‘équipement de l’ONE, mais surtout, la série de délestages qui a si fortement frappé l’opinion publique (qui n’a point oublié les épisodes malheureux de 1992-1993), constituent des faits prouvés sur lesquels La Nouvelle Tribune se devait d’enquêter, en toute honnêteté et sérénité, sans tentation sensationnaliste.

Des constats irréfutables
Volens, nolens donc, l’ONE était bien en grave difficulté financière lorsque fut décidé le départ de M. Younès Maamar. Les banques de la place, assurément discrètes, n’ont jamais voulu donner le montant du découvert de l’office et les actuels responsables refusent toute information à ce sujet, mais des sources fiables, proches du système financier, énoncent, en off, que l’ONE avait à l’automne 2008, une «ardoise» de 5 milliards de dirhams. La situation était telle que le paiement des salaires était compromis, tandis que les créances s’accumulaient et que la source des revenus et recettes était pratiquement tarie du fait des «incompréhensions» qui avaient pu surgir entre le management de l’Office et certains «gros clients» et partenaires…
Cette situation financière déplorable se doublait, dit-on, d’un détestable climat au sein de l’ONE, qui a connu ces dernières années le départ de plusieurs dizaines de hauts cadres et d’ingénieurs compétents au profit d’un secteur privé en émergence, trop heureux de se doter en ressources humaines éprouvées et connaissant parfaitement les réalités du terrain.
Les relations avec les gros comptes de l’ONE s’étaient dégradées à un niveau très critique, au point où nombre de municipalités et de communes ne s’acquittaient plus de leurs dettes tandis que des fournisseurs, regroupés au sein de la FENELEC se plaignaient d’ardoises astronomiques aggravées par des retards de paiement (six mois au moins !). D’autres clients, comme l’OCP, la SONASID, les cimenteries, victimes prioritaires des délestages, n’avaient pratiquement plus de relations avec l’Office, ce qui n’était pas sans effet sur les comptes de l’ONE.
L’importance de la demande en énergie électrique, l’absence de solutions alternatives et la hausse très forte des prix des matières premières fossiles avaient mis l’ONE dans une situation intenable. L’office, certes, pouvait et continue encore de bénéficier de l’interconnexion (une avancée incontestable) avec l’Espagne. Celle-ci permet de garantir au Maroc 700 MW soit 15% de sa consommation totale (4000MW), mais à quel prix !

Des tarifs à revoir
Enfin, sur les coûts de production et ceux de facturation, un écart grandissant s’était instauré, au détriment bien évidemment de l’Office, tenu par les contraintes «politiques et sociales» qui interdisaient un rééquilibrage. On notera, à ce propos, que pour ses importations, l’ONE s’acquittait de droits de douane de 10% et de la TVA, soit une taxation avoisinant les 30% alors que la tarification actuelle est inférieure de 23 centimes le kilowatt heure au coût de production. En outre, depuis le discours royal de Jorf Lasfar, au début de l’actuelle décennie, les tarifs ont baissé globalement de 34% ces dernières années et les prix marocains à la consommation de l’énergie sont les moins chers de tout le Bassin Méditerranéen actuellement hormis les pays producteurs de gaz ou de pétrole!
Telle était, selon l’enquête de La Nouvelle Tribune, la situation de l’Office National de l’Electricité en novembre 2008, avant l’arrivée de M. Ali Fassi Fihri. No comment !
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